Si nous ne réalisions pas de suivi des patients, si nous ne faisions pas de la coordination avec les médecins et les autres professionnels de santé et les structure existantes, si nous n’appliquions pas des protocoles reconnus par accords et ententes tacites avec les médecins, comment pourrions-nous exercer notre profession ?

À domicile, nous avons la particularité d’être à la fois seuls auprès des malades et de travailler avec une équipe hiérarchisée.

Pour être en mesure de mener à bien une prise en charge globale et correcte du malade, et de réaliser une prescription, cela impose qu’en amont, nous ayons réalisé un travail intellectuel d’analyse de cette prescription, et qu’au besoin, nous l’ayons adapté si besoin après discussion avec l’équipe soignante.

Si M. Jourdain dans le « Bourgeois gentilhomme » faisait de la prose sans le savoir, ce n’est pas le cas des infirmières qui font de la prise en charge globale depuis longtemps, et qui revendiquent ce savoir et cette compétence.

L’Onsil demande donc encore une fois la mise en place d’une Consultation infirmière, par la création d’une lettre clé dans la nomenclature. Seule cette disposition pourrait inscrire dans le marbre notre particularisme et la reconnaissance de notre pratique.

De la même façon, l’Onsil se prononce pour un cursus d’études porte à bac +5, qui permettrait à notre profession d’avoir une réelle progression de carrière, et ainsi de pouvoir exercer selon le choix du professionnel, en libéral, ou se proposer en tant qu’enseignant dans un ifsi, ou encore faire office de cadre ou pouvoir intégrer une équipe chirurgicale en tant qu’ibode.

Si les médecins ont tous des spécialités après 10 ans d’études, pourquoi ne pourrait-il pas en être de même pour les infirmier(e)s après 5 ans ?

L’Onsil demande également, pour celles et ceux qui voudrait entamer un cursus d’études médicales, de pouvoir faire valider leurs acquis d’expériences afin d’intégrer directement le deuxième cycle de ces études.

Pour avancer et faire avancer la profession, adhérer à un syndical est à ce jour le seul moyen, et pour avancer sans compromis, adhérez, faites adhérer à l’Onsil !