• 04 FÉV 19
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    COMMUNIQUE DE PRESSE – Communautés professionnelles territoriales de santé : instauration d’une médecine à deux vitesses !

    COMMUNIQUE DE PRESSE – Communautés professionnelles territoriales de santé : instauration d’une médecine à deux vitesses !

    92019 devrait voir l’amélioration de notre exercice de santé libéral.

    Nous voulons toutes et tous un exercice mieux coordonné, pour le confort des praticiens et la sécurité des patients.

    La coordination c’est travailler tous ensemble, c’est travailler avec, ce n’est pas seulement un contrat et une rémunération, c’est un état d’esprit.

    L’amélioration de notre exercice passerait-elle par la mise en place des CPTS ?

    Pour certains oui, puisque CPTS équivaut à :

    un paiement au forfait par an et par patient, et très peu variable ;

    • la liberté de donner plus aux patients en termes d’éducation, de social et de psychologie, … ;
    • une économie sur des traitements et des examens.

    Pour d’autres non, puisque CPTS équivaut à :

    • la restriction des libertés des praticiens, qui seront plus ou moins rémunérés sous couverts d’objectifs de qualité et de résultats, mais qui cache en fait un véritable processus de standardisation de la prise en charge des patients qui oubliera sur le bord de la route tous les cas particuliers ou trop lourds !
    • la restriction de la liberté des patients, qui ne pourront plus choisir ou changer leurs soignants si besoin ou nécessité ;
    • l’étatisation du système de soins.

    Pour l’Onsil, les CPTS ne servent qu’à inciter sans les y obliger, et que de manière financière, les médecins à prendre en charge les patients des déserts médicaux, ou non programmés. Tout cela au détriment des autres professionnels de santé, et tout particulièrement des infirmiers libéraux.

    Le « en même temps » cher au Gouvernement et à certains syndicats prend sa place au sein des CPTS.  En rémunérant les professionnels de santé en même temps à l’acte et au forfait ; en partageant la décision médicale prise en même temps par le médecin et sur des obligations d’objectifs de qualité définis par des algorithmes ; etc., le Gouvernement va mettre en place sans vraiment le dire de véritables dispensaires pour les personnes qui n’auront pas les moyens d’aller consulter un praticien, qui exercera toujours en exercice libéral et dépendant d’une assurance privée.

    CPTS égale système de santé à deux vitesses, autant pour les patients que pour les praticiens.

    Cela n’augure pas tout une transformation correcte du système de santé, bien au contraire !

    Si vous êtes d’accord avec l’Onsil, rejoignez le mouvement de contestation générale du 5 février, soit en refusant ce jour-là, les nouveaux soins, soit en étant dans la rue en blouse blanche lors des manifestations locales près de chez vous.

     

    Élisabeth Maylié, Présidente.

     

     

     

     

     

     

    Contact presse : Élisabeth Maylié – 06.07.85.88.45

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