fbpx
    • 15 JUIN 21
    • 0
    Un projet de décret ouvre la voie à l’exercice libéral des aides-soignants.

    Un projet de décret ouvre la voie à l’exercice libéral des aides-soignants.

    L’Onsil en parlait dès novembre 2019 : « La réforme du métier d’aide-soignant avance, à pas de velours… Les aides-soignants en libéral pas pour tout de suite ? Selon la Présidente de la Fnaas, cela n’est pas envisagé à « court terme », sous-entendu, peut être à moyen ou long terme ?  » : aujourd’hui, quel avenir pour les aides-soignantes en libéral ?

    A force de se désintéresser de la vie syndicale et professionnelle, nous infirmiers, récoltons-nous aujourd’hui les fruits empoisonnés concoctés par nos tutelles et par des organisations syndicales et associatives ?

    Il faut savoir que les syndicats d’aides-soignants ont exercé un véritable lobbying auprès des tutelles et devraient ainsi obtenir, par un tour de passepasse, une autonomie qui n’en doutons pas viendra grignoter la nôtre. D’autant que leur objectif reste la possibilité de s’installer en libéral.

    Car même si l’on nous promet une réingénierie de notre décret d’actes, il n’en reste pas moins que nous n’exercerons nombres d’entre eux que dans le cadre de structures telles que les CPTS et MSP etc. Et c’est sans compter le temps qu’il faudra pour inscrire d’éventuels nouveaux actes à notre NGAP !

    Le président de l’Ordre des Infirmiers nous promet un travail sur la prochaine décennie : trop long, il est urgent de se mettre à la tâche car à ce rythme le métier d’infirmier n’est pas près d’évoluer !

     

    Extrait Hospimédia 14/06/2021

    « Ainsi, la révision des référentiels d’activités et de compétences AS et AP a pour conséquence « l’introduction de la notion de « soins » avec deux distinctions pour permettre un niveau d’autonomie jusque-là inexistant pour les soins dits « de la vie courante » ».

    Le projet de décret en Conseil d’État définit ainsi la base réglementaire nécessaire à la mise en œuvre des résultats de la réingénierie des AS/AP en introduisant la réalisation par ces professionnels des soins courants de la vie quotidienne, « selon un cadre précis et défini par l’arrêté relatif à la formation des AS/AP », insiste la DGOS. Ces actes pourront être réalisés à l’initiative de ces professionnels et « sans nécessairement en référer systématiquement à l’infirmier ».

    Le projet de texte explicite en effet : « L’aide-soignant ou l’auxiliaire de puériculture peut réaliser, de sa propre initiative, les soins courants de la vie quotidienne définis par arrêté du ministre chargé de la santé. » Cet arrêté serait d’ailleurs déjà en préparation, avec une publication prévue en juillet. »

    Leave a reply →