• 17 NOV 20
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    Les Praticiens libéraux s’inquiètent de l’émergence d’une profession médicale intermédiaire

    Les Praticiens libéraux s’inquiètent de l’émergence d’une profession médicale intermédiaire

    La proposition de loi visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification, en cours d’examen devant le Parlement et pour laquelle le Gouvernement a engagé la procédure accélérée le 3 novembre 2020, et les acteurs libéraux du système de santé s’inquiètent de l’émergence d’une profession médicale intermédiaire portée dans ses lignes.

    En effet, s’il s’agit dans cette loi, de viser la simplification  des dispositifs actuels pour faire gagner du temps aux soignants et leur permettre de mieux s’organiser, en mettant à profit les compétences de chacun, elle consacre son chapitre Ier à la création d’une profession médicale intermédiaire qui répond à la mesure 7 des conclusions du Ségur de la santé : l’exercice légal de la médecine en France conduit à un cloisonnement important des professionnels de santé avec d’une part le médecin diplômé d’un bac +10 et d’autre part l’infirmière titulaire d’un bac +3. Or, la démographie de ces professionnels de santé et leur répartition sur le territoire national ne permet pas toujours de répondre aux besoins de santé de nos concitoyens.

    La création d’une nouvelle profession prévue à l’article 1er répond aux engagements du Ségur de la santé pour inscrire dans le code de la santé publique les conditions de définition de cette nouvelle profession intermédiaire et traduire par décret les orientations qui seront proposées par le conseil de l’ordre des médecins et le conseil de l’ordre des infirmiers.

    Le Centre national des professionnels de santé (CNPS) et la Fédération française des praticiens de santé (FFPS), dont l’Onsil est adhérente, pointent le risque de confusion, alors que le système de santé est déjà complexe.

    Dans un communiqué commun, ils disent avoir « du mal à cerner les contours de cette nouvelle profession alors qu’aucune étude d’impact, ni aucune concertation préalable, n’ont été conduites. »

    À leur sens, il convient plutôt de « capitaliser » sur les nouvelles logiques libérales d’organisations coordonnées pour construire un consensus sur les évolutions des différentes professions.

    Source : Hospimedia

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