• 16 OCT 20
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    Enquête de l’Ordre auprès des IDELs : les chiffres parlent d ‘eux-mêmes, le blues est bien là et pas près de disparaître …

    Enquête de l’Ordre auprès des IDELs : les chiffres parlent d ‘eux-mêmes, le blues est bien là et pas près de disparaître …

    Les résultats de l’enquête de l’ONI auprès de 60 000 infirmiers ont été publiés, elle confirme que le blues des infirmiers est bien là et n’est pas près de disparaître.

    Le constat est amer pour une profession qui donne tant depuis des décennies.

    L’épuisement et le manque de reconnaissance d’un métier toujours plus difficile sont malheureusement les grands gagnants de l’enquête de l’ONI.

    Force est de constater que la détresse des infirmiers ne trouve pas d’écho auprès de nos tutelles qui poursuivent leur politique de l’autruche dans l’indifférence la plus totale des problématiques que pointe sans surprise cette enquête.

    Nous vous laissons prendre connaissance des chiffres concernant plus précisément les infirmiers libéraux.

    • 29% des libéraux n’ont pas pu prendre de congés depuis mars
    • Un tiers des infirmiers (30%) confient exercer des tâches qui sortent de leur champ de compétences réglementaire, pour faire face au surcroît d’activité général lié au Covid, aussi bien en ville qu’en établissement
    • 3,5% des infirmiers déclarent avoir été invités à venir travailler alors qu’ils avaient été testés positifs au Covid-19 (4,5% en établissement)
    • un infirmier sur cinq a observé qu’il a été demandé à un de ses collègues de venir travailler bien que positif au Covid (27% en établissement)
    • 46% des infirmiers déclarent que des filières séparées Covid/non Covid ont été mises en place, en établissement comme en ville.
    • 46% pour les libéraux — ont le sentiment que « nous ne sommes pas mieux préparés collectivement pour répondre à une nouvelle vague de contaminations ».
    • 55% parmi les libéraux) considèrent que l’organisation de crise ne se repose pas suffisamment sur eux en ville pour lutter contre le Covid et ses conséquences.
    • Enfin, se pose encore et toujours la question des équipements de protection…  plus des deux tiers des libéraux (68%) n’ont toujours pas accès à ces équipements en quantité suffisante.

    Sur l’épuisement professionnel et l’envie de changer de métier, pas de distinguo :

    33% des infirmiers déclarent qu’ils étaient déjà en situation d’épuisement professionnel avant la crise, ils sont aujourd’hui 57% à déclarer être en situation d’épuisement professionnel. Cela a, selon la moitié d’entre eux (48%), « un fort risque d’impact sur la qualité des soins« . « Alors que 34 000 postes d’infirmiers sont vacants en cette rentrée 2020 et qu’il faudrait en créer encore plus pour répondre réellement aux besoins du terrain, ces conditions de travail dégradées nous font courir le risque de voir toujours plus d’infirmiers « jeter leur blouse »« , prévient l’Oni. 37% des infirmiers estiment que la crise leur a donné l’envie de changer de métier et 43% « ne savent pas s’ils seront toujours infirmiers dans cinq ans« .

     

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