• 15 OCT 20
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    La Dgos envisage d’enseigner les bases du métier d’aide-soignant en 15 jours pour ensuite délivrer une autorisation temporaire de l’exercice de ce métier pour les non soignants à l’Hôpital

    La Dgos envisage d’enseigner les bases du métier d’aide-soignant en 15 jours pour ensuite délivrer une autorisation temporaire de l’exercice de ce métier pour les non soignants à l’Hôpital

    Mais quelle stupeur à la lecture d’Hospimédia du lundi 14/10, la Dgos envisage d’enseigner les bases du métier d’aide-soignant en 15 jours pour ensuite délivrer une autorisation temporaire de l’exercice de ce métier pour les non soignants ceci à l’Hôpital* !

     

    Il nous semble aberrant qu’une telle mesure puisse être envisagée. Le but est de palier en urgence à la faillite de notre politique de santé, une politique toujours plus délétère d’année en année et cela depuis des décennies.

     

    A quel moment le ministère va-t-il prendre conscience que les mesurettes ne freineront en rien, ni la détérioration du service public, ni le manque cruel de personnel qualifié ? Bien au contraire, ces mesures ne servent qu’à appauvrir le système de santé et à rendre inégalitaire l’accès aux soins de qualité.

     

    Par ailleurs, dans le même article, les pouvoirs publics constatent que la participation des libéraux au printemps dernier n’a pas répondu à leurs attentes, nous citons : « Enfin, les pouvoirs publics n’envisagent pas de réquisitionner des libéraux. Outre que les besoins sont criants en ville, ce dispositif a peu été utilisé au printemps dernier et n’a donc pas vraiment porté ses fruits. »

     

    L’Onsil les félicite de tant de lucidité, en effet les infirmiers libéraux ont payé un lourd tribu en nombre de victimes du coronavirus et de contamination avec des atteintes graves. Santé Publique France refuse toujours de diligenter une étude sur le nombre réels de contaminations et de décès au sein de notre profession, ceci malgré notre demande écrite.

     

    De surcroit, le mépris ne s’arrête pas là : la FNI et le Sniil se préparent à signer la baisse des rémunérations des forfaits liés au BSI. Mais SILENCE RADIO DES TUTELLES. L’enquête de l’ONI nous rappelle à quel point la situation des infirmiers est précaire, tout mode d’exercice confondu ! Combien de temps les IDELs vont-ils accepter de travailler dans de telles conditions ?

     

    Alors aux tutelles, l’Onsil dit : préservez les infirmiers et abrogez cet avenant 6 et sa clause de revoyure.

     

    * Extrait : « La DGOS envisage également de mettre en place une « autorisation temporaire d’exercice aide-soignant pour des non-aides-soignants« . Ce dispositif reposerait sur des modules de formation très courts, afin que sous quinze jours des personnels puissent disposer des bases du métier sans être préalablement passés par un institut de formation d’aides-soignants ».

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