• 12 OCT 20
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    Un forfait à payer pour les passages aux urgences non suivis d’une hospitalisation pour désengorger ces services ?

    Un forfait à payer pour les passages aux urgences non suivis d’une hospitalisation pour désengorger ces services ?

    L’Onsil a été acteur dans la préparation des états généraux qui se sont tenus le 1er octobre 2020, réunissant 33 organisations infirmières, 25 propositions y ont été actées, dont l’inscription de l’infirmière comme acteur de premier recours pour les soins non programmés et non urgents, ceci dans l’objectif de désengorger les urgences, mais aussi la création de la consultation infirmière.

     

    L’Onsil demande que ces propositions soient amendées en urgence dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2021, alors même que ce dernier prévoit qu’à partir du 1er janvier 2021, un « forfait patient urgence » (FPU) de 18 € entrera en vigueur (un forfait réduit de 8 € sera appliqué pour les personnes en ALD ou les femmes enceintes. Il concernera tout patient soigner aux urgences qui n’est pas hospitalisé par la suite et quel que soit le motif de sa visite (simple examen, prise de sang, scanner, etc.).

     

    Ce nouveau forfait remplacera à la fois le ticket modérateur et le forfait « accueil et traitement des urgences ». A noter que rien n’empêchera un service d’urgence de demander au patient de régler la somme sur place avant de quitter les urgences, les complémentaires santé pourront rembourser le patient par la suite.

     

    Pour les patients admis aux urgences, qui doivent être hospitalisées dans la foulée, le système actuel avec le ticket modérateur sera maintenu.

     

    L’objectif annoncé du Gouvernement est de « limiter les situations de ‘reste à charge’ très élevé », qui peuvent aujourd’hui exploser, comme l’ont vécu des patients du Covid-19. Mais il y a en réalité un aspect purement dissuasif, pousser les patients à aller consulter un médecin pour désengorger les urgences.

     

    L’urgentiste Patrick Pelloux n’y croit pas : « Ça ne désengorgera pas les urgences », et ce sont une fois de plus les plus précaires qui ne pourront plus accéder aux soins.

     

    La consultation infirmière que propose l’Onsil est la seule solution au problème d’engorgement des urgences et pour lutter contre les déserts médicaux et l’Onsil demande l’amendement d’urgence du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 !

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