• 31 JUIL 20
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    Le Ségur de la santé a bien accouché d’un souriceau !

    Le Ségur de la santé a bien accouché d’un souriceau !

    On ne pourra décidément pas parler d’avancées pour la profession !

    En effet, suite au Ségur de la Santé qui était annoncé comme une avancée majeure pour la profession, entre autres, force est de constater que ce ne sera pas encore pour cette année ni les prochaines visiblement.

    Nous avions déjà pointé du doigt l’absence des syndicats spécifiques d’infirmiers.

    Nous dénonçons donc une nouvelle fois la mascarade qu’a été ce Ségur, celui qui aurait dû nous permettre de mettre à plat tout ce qui fait que le système de santé a été mis en défaut tant à l’hôpital qu’en ville pendant la crise sanitaire mais aussi depuis des décennies.

    De plus, entendre lors des auditions parlementaires, les anciennes ministres de la Santé dirent que nous nous devions d’être autonomes dans la gestion du matériel de protection alors même que celui-ci avait été réquisitionné et donc inaccessible aux professionnels de fait est une ineptie… Une de plus !

    Pourtant des solutions existent pour améliorer notre système mais les tutelles continuent à nous ignorer quand elles ne nous méprisent pas.

    Le Ségur qui devait travailler à la refonte du système de santé a totalement zappé l’exercice de ville donc les infirmiers libéraux.

    Le « tout structure » a une fois de plus la part belle et l’Etat nous pousse à intégrer les CPTS existantes ou à les monter, le cas échéant, tout cela au lieu d’alléger véritablement notre travail administratif et nous permettre de nous consacrer entièrement au « prendre soin ».

     

    Nous avons relevé quelques propositions concernant notre mode d’exercice ;

    Il est question d’augmenter les capacités en IFSI : quid des infirmiers qui ne trouvent pas de travail au sortir de leurs études ?

    Il est question également d’augmenter le nombre de places en formation pour la pratique avancée.

    Cette formation est très coûteuse et peu accessible aux infirmiers libéraux.

    Il eut été plus facile de mettre en place la validation des acquis pour permettre aux Idels très expérimentées que nous sommes d’y accéder à un coût abordable.

    Par ailleurs quelle est la plus-value pour les Idels de cette formation compte tenu de l’avenant 7 qui est un véritable frein à son expansion ?

     

    Nous notons également dans le rapport du Ségur une incursion massive de l’hôpital dans les soins de ville avec, en particulier, un développement  accentué de l’hospitalisation à domicile dont on sait les difficultés que cela engendre pour les Idels et selon les structures avec lesquels ils collaborent.

    L’Ondam est promis à une rénovation dont on peut douter de l’efficacité. Il eut été préférable et plus concret de le supprimer simplement car il est le véritable frein à notre système de santé actuelle et reste basé sur une gestion comptable des dépenses d’assurance maladie.

     

    Le Ségur a abordé également le problème des déchets mais rien n’est prévu pour ceux engendrés par les suremballages des dispositifs médicaux ! Nous, Idels, sommes de grands producteurs de déchets et il aurait été judicieux d’aborder ce problème dans le chapitre « transition écologique » notamment en y invitant les fabricants.

     

    Pour conclure, le terme « paramédical » n’a pas été remplacé, comme le demandait la FFPS, par le terme « praticiens de santé » ou « professionnels de santé ». Ceci nous conforte dans un système toujours plus médico-centré et nous le regrettons? car s’éloigne ainsi la possibilité d’une consultation infirmière de premier recours pour les idels ainsi que plus d’autonomie en sortant du modèle « tout prescrit ».

     

    Il nous appartient donc à nous? infirmiers, de continuer à se battre pour faire reconnaître nos compétences, le besoin de les élargir, pour répondre pleinement aux besoins constants en matière de santé publique !

     

    Aussi adhérer à l’Onsil c’est participer à ce combat.

     

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