• 09 JUIN 20
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    Conférence de presse du 9 juin 2020 : face à la crise Covid-19, les propositions des infirmiers, tous modes d’exercices, réunis au sein du Groupe Duquesne

    Conférence de presse du 9 juin 2020 : face à la crise Covid-19, les propositions des infirmiers, tous modes d’exercices, réunis au sein du Groupe Duquesne

    Face à la crise liée au Covid19, les 700 000 infirmiers de France, quelque soient leurs modes d’exercice, ont répondu présents.

    Les 130 000 infirmiers libéraux, en première ligne, se sont parfaitement organisés, le plus souvent seul, sans les ARS, pour gérer des situations inédites de prise en soin et maintenir les patients à domicile.

    Le grand public, pour sa part, a enfin pris conscience de l’existence de notre profession mais aussi des grandes difficultés qui lui sont rattachées.

    Le mille-feuilles administratif a disparu pour laisser place à une adaptation rapide des tutelles, ministère et Cnam, afin de répondre aux besoins engendrés par le covid alors que normalement les décisions se prennent en mois voir en années.

    Cela nous a prouvé que l’Etat pouvait faire vite quand il y avait urgence.

    Nous demandons donc que l’Etat poursuive dans sa prise de décision rapide :

    Nous avons exercé en toute autonomie les rôles pour lequel nous avons été formés et demandons leur reconnaissance à travers l’accès direct à l’infirmier dans les soins de premier recours mais aussi en créant la consultation infirmière.

    Nous demandons à être reconnus comme praticiens de santé et non plus comme auxiliaires médicaux.

    Nous revendiquons plus d’autonomie dans le cadre de notre exercice et de ses spécificités, l’élargissement de nos compétences pour des actes que nous effectuons couramment parmi les soins infirmiers qui relèvent de notre rôle propre ;

    Nous demandons le respect de nos compétences en favorisant les collaborations entre professionnels de santé sans les mettre en opposition.

    Nous demandons la reconnaissance de notre rôle naturel au quotidien et incontournable dans la coordination en ville. En l’absence des médecins généralistes, les infirmiers ont géré leurs patients chroniques mais aussi les patients Covid, car nous étions les seuls à poursuivre les soins à domicile.

    Nous demandons également la reconnaissance de notre rôle de coordination avec l’hôpital, nous assurons déjà les retours d’hospitalisation et sommes les premiers professionnels de santé au domicile des patients.

    Notre rôle de prévention et d’éducation a alors pris toute sa place, nous avons éduqué et fait de la prévention envers nos patients mais aussi leurs entourages professionnels ou familiales afin de contenir l’épidémie mais aussi d’éviter des hospitalisations. Nous avons écouté, rassuré et avons prévenu les syndromes de glissement, les décompensations physiques et mentales chez les personnes fragiles qui n’avaient souvent plus que la visite de l’infirmière.

    Nous revendiquons donc la reconnaissance de ce rôle, garant du maintien à domicile dans des conditions excellentes.

    Nous avons exercé en toute autonomie les rôles pour lequel nous avons été formés.

    Nous revendiquons également une juste rémunération pour toutes actions de prévention d’éducation et pour nos soins dispensés tout au long de la crise sanitaire.

    Nous revendiquons également une place transversale dans notre système de santé et non une subordination toujours plus médico centrée

    Nous voulons exercer notre profession dans un cadre et des conditions les plus favorables possibles pour les patients, respectueuses du patient et des infirmiers, pour garantir la qualité et la sécurité des soins.

    Nous voulons pouvoir assurer les soins sur tous les territoires. Mais le zonage tel qu’il est conçu aujourd’hui, et le plafonnement des déplacements kilométriques, mis en place le 1er avril dernier, nuit à la prise en charge efficiente et réduit l’accès aux soins pour tous et sur tous les territoires, aggravant les déserts médicaux. Aussi nous demandons la révision du zonage et la suppression du plafond des indemnités kilométriques

    Nous demandons la reconnaissance de nos Diplômes universitaires et inter universitaires ;

    Nous demandons que notre rôle de tuteur de stage soit reconnu officiellement ;

    Nous demandons une meilleure prise en charge financière de nos formations longues.

    Nous revendiquons notre place d’acteur économique responsable car certes nous ne produisons pas de richesses matérielles mais des soins de qualité et une richesse relationnelle permettant le maintien à domicile et évitant nombre d’hospitalisation.

    La santé ne doit pas être géré comme une entreprise qui doit faire des bénéficies mais plutôt qui doit investir sur la prévention et l’éducation pour atteindre l’objectif d’une population en bonne santé.

    Une population en bonne santé et un pays qui va bien ;

    Grace aux diverses compétences et spécificités des infirmiers notre pays a pu limiter les dégâts populationnels.

    On aurait pu éviter ce fort impact économique si les gouvernements successifs avaient plus investi sur la prévention

    L’état doit s’appuyer sur les forces vives et les professionnels de terrain pour évaluer les besoins réels de notre population.

    Nous devons être acteurs majeurs de la refonte du système de santé

    Sans infirmiers la santé est bancale.

     

    Les infirmiers libéraux

    Antoinette Tranchida

    Présidente de l’Organisation nationale des syndicats libéraux (syndicat)

    Sylvie Ciron

    Union nationale des infirmiers libéraux (association)

    Dominique Jakovenko

    Association infirmiers libéraux du bassin alésien (association)

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