• 27 MAI 20
    • 0
    Ségur de la Santé ou le grand flop annoncé.

    Ségur de la Santé ou le grand flop annoncé.

    Et c’est dommage.

     

    A peine installé et déjà décrié. Citons pêle-mêle :

     

    -l’Ordre infirmier qui n’était pas invité et qu’on a été cherché à la dernière minute (dixit la Fni), et qui n’avait même pas de chevalet à l’ouverture des débats : tout un symbole pitoyable,

    -la sous représentation du corps infirmier,

    -la non représentation dans certains groupes de travail (absence des paramédicaux sur les rémunérations infirmières),

    -le choix dans la représentativité syndicale : la nomination de Nicole Notat issue de la CFDT fait grincer des dents la CGT – qui rappelle être arrivée en tête aux élections professionnelles, et FO,

    -des organisations professionnelles exclues (l’Onsil, le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateur élargi, Jeunes Médecins par exemple et pour ne citer qu’eux),

    -l’hospitalo-centrage des débats et propositions déjà envisagées,

    -le flou et le peu d’intérêt porté au secteur libéral qui se résume à la coordination ville-hôpital là encore portée par l’hôpital, et l’ancrage des projets dans les CPTS déjà largement envisagées dans Ma Santé 2022,

    -le statut des paramédicaux oublié dans le discours du Premier Ministre qui n’a évoqué que la carrière des médecins,

    -la politique du Grand âge seulement évoquée là encore pour l’hôpital,

    -et, bien entendu, l’absence de remise en question du médico-centrage.

     

    Ça fait beaucoup non ?

     

    En résumé on ne va y parler que de l’hôpital, des médecins et des CPTS pour la ville.

     

    Vous savez quoi ? Ceux qui dénoncent ces états de fait, et ils sont nombreux, n’ont qu’une chose à faire : ils doivent redoubler de vigilance face à ce semblant de débat démocratique. Avec ce Gouvernement, comme pour le grand débat après la crise des Gilets jaunes ou la pseudo concertation pour la réforme des retraites, tout est joué d’avance.

     

    Malgré les promesses, les infirmières et plus particulièrement les idels, n’ont rien à en attendre. Ou alors il faudrait un miracle : celui d’une grande mobilisation.

     

    Source : hospimedia

    Leave a reply →