• 13 MAI 20
    • 0
    Personnel soignant : inquiet mais pas résigné.

    Personnel soignant : inquiet mais pas résigné.

    Le Comité pour le développement durable en santé (C2DS) a interrogé 2250 professionnels de santé du 17 au 23 avril derniers.

    Les résultats montrent qu’ils sont « inquiets mais pas résignés ».

    S’ils sont fatigués (66,3%) et stressés (56,7%), 83,2 % se sentent utiles et à leur place, et 87,7 % sont très inquiets, assez inquiets ou inquiets au sujet de la pandémie même si leur établissement n’est pour l’instant pas concerné. Ils ne sentent pour autant pas résignés (63,6 %).

    Concernant la capacité d’organisation, ils citent la solidarité entre collègues (68,1 %) – qu’ils qualifient d’importante ou exceptionnelle à 78,5 %, ainsi que la capacité collective de réorganisation (79 %).

    Ils restent optimistes puisqu’ils pensent à 57,6 % que cette crise va conduire à un changement du système de santé. On est ici tenté de mettre un bémol quand on voit déjà les difficultés de versement des primes aux personnels promises par le Gouvernement, et l’administratif qui reprend le dessus en reprochant à des services de n’avoir pas saisi toutes leur données pendant la crise… Et aussi quand on a vu des manifestations de professionnels dès le premier jour de déconfinement.

    Ils sont aussi (et c’est énorme) plus de 81 % à relever l’insuffisance d’éducation pour la santé de la population. On espère alors que les infirmières vont demander que leur rôle propre soit promu et valorisé par la création de véritables consultations autonomes. Si on permettait aux idels un tel cadre et si la politique en matière de prévention était réellement une priorité dans ce pays, le niveau d’éducation en serait relevé et de vraies économies en dépenses de santé seraient réalisées sur la base d’une maîtrise pour le coup médicalisée.

    Enfin, les professionnels sont plus de 87 % à souhaiter que les établissements respectent les critères environnementaux.

    Du coup, le C2DS en profite pour faire 3 propositions : la promotion d’équipements de protection à usage multiple fabriqués en France, la décarbonisation du serviteur sanitaire et de la dépendance, et la lutte contre l’antibiotésistance. On ne peut qu’appuyer ces propositions, avec l’amélioration nette et urgente des conditions de travail et des rémunérations, que ce soit à l’hôpital ou en libéral.

    Pour finir, on attend encore une enquête à destination des seules infirmières toujours noyées et jamais vraiment ciblées. Peut-être l’épuisement et le malaise seraient plus significatifs tant elles ont été sollicitées et en première ligne.

     

    Source : Hospimedia

     

    Leave a reply →