• 05 MAI 20
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    Les auxiliaires de vie veulent faire partie des soignants.

    Les auxiliaires de vie veulent faire partie des soignants.

    Nous en sommes tous conscients et convaincus, le rôle des auxiliaires de vie dans le maintien à domicile de nos aînés est primordial.

    Nous sommes, sans ambiguïté, solidaires de leur revendications tant leurs conditions de travail sont déplorables.

    Que dire de leur rémunération quand, après la validation de leur expérience, elles passent du statut d’aide à domicile à auxiliaire de vie ? Une augmentation à peine visible sur leur fiche de paie.

    Comment ne pas réclamer aussi qu’une formation soit obligatoire et validante pour tous les métiers de l’aide à domicile ? Appréhender le grand âge, le dépendance, souvent les troubles cognitifs et une psychologie particulière, n’est pas inné.

    (On sait aussi que pendant la crise sanitaire actuelle, elles n’ont pas du tout été concernées par la distribution de masques dans les officines et c’est scandaleux. )

    Les auxiliaires se sont trouvées dépourvues de matériel et leurs employeurs  ont quelques fois tardé à les équiper à minima. 

    En temps normal, du simple matériel comme des gants leur fait parfois défaut.

    Nous déplorons leur manque d’information sur certaines infections dont peuvent être atteints les personnes chez qui elles interviennent, même en tenant compte du secret professionnel, étendu à leur profession.

    Dans ce contexte, un collectif publie un rapport* et des propositions.

    On ne peut que les soutenir… sauf quand elles demandent à être inscrites aux répertoires nationaux des professions de santé.

    Elles veulent « faire converger le soin et le prendre soin ». Ce n’est pas la même chose.

    Les infirmiers font 3 ans d’études pour obtenir un diplôme d’État qui est chaque jour un peu plus grignoté par les Aides soignants, les pharmaciens.

    Notre rôle propre est, lui, clairement légiféré et nous le déléguons aux aides-soignantes avec qui nous collaborons. Il définit en particulier une véritable prise en charge globale, holistique de la personne soignée.

    Si les auxiliaires de vie ne peuvent être inscrites sur le répertoire des professionnels de santé, Leurs métiers doit rester dans le domaine de l’aide et du social.

    Alors, nous serons aux côtés des auxiliaires de vie pour soutenir leurs revendications et leur accès au matériel de protection au même titre que nous, mais nous défendrons, notre métier,  le rôle propre infirmier et nous considérerons qu’être auxiliaire de vie n’est pas un métier du soin.

     

    source : hospimedia

     

    * https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/static.hospimedia.fr/documents/207678/5295/ENQUÊTE_-_L’impact_du_Covid-19_sur_le_métier_d’auxiliaire_de_vie.pdf?1588169481

    ENQUÊTE_-_L’impact_du_Covid-19_sur_le_métier_d’auxiliaire_de_vieci

     

     

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