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    L’enquête du Groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants aux agents infectieux (Geres) ne concerne pas… le personnel de santé libéral !

    L’enquête du Groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants aux agents infectieux (Geres) ne concerne pas… le personnel de santé libéral !

    Mise à jour du 29/04/2020 article précédent :  28 avril, journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail : un euphémisme pour les soignants !

     

    Rien ne remonte des Ars* concernant les contaminations dues au covid-19 chez les soignants, et plus particulièrement les idels.

    Puisque les pouvoirs publics restaient silencieux, des organisations professionnelles ont lancé des initiatives individuelles. Ainsi, la fédération CGT Santé a enquêté auprès de 400 000 salariés sur 250 établissements. Il en résulte que 6700 personnels salariés seraient malades. La fédération en conclut que le personnel soignant serait 6 fois plus atteint que le reste de la population.

    Cette enquête révèle aussi que 65% des établissements manquent de matériel de protection.

    La corrélation entre manque de protections et contamination est également pointée par l’Association nationale de médecine du travail et d’ergonomie du personnel des hôpitaux (ANMTEPH).

    Son enquête révèle que ce ne sont pas dans les services de réanimation que les personnels sont le plus touchés. Selon l’analyse des données en cours, outre les médecins, les aides-soignants et les ASH** sont les moins protégés et donc les plus touchés. Et peut-être aussi la formation à la bonne utilisation des protections n’a pas été efficiente vers ces professionnels…

    D’où l’importance de données fiables pour adapter la prévention.

    Alors les officiels se réveillent… un peu. Le Groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants aux agents infectieux (Geres) lance une enquête, soutenue par la Haute Autorité de santé (HAS) et Santé publique France, sur la contamination de l’ensemble soignants exerçant en établissements et en ville, afin d’identifier les facteurs de contamination.

    Pour y participer, il faudra avoir eu soit un test PCR ou sanguin positif, soit des symptômes très évocateurs.

    Quid de l’état des lieux dans le secteur libéral qui a été envoyé au charbon dès le début et sans protections ? Nous relevons malheureusement des décès de consœurs et confrères mais nous n’avons aucune donnée officielle et il semble qu’on ne se dirige pas vers cela.

    Des lors, on peut se demander si les pouvoirs publics ont réellement le désir de communiquer à ce sujet. Les chiffres pointeraient peut-être trop la faillite dans leur gestion de la crise, la très faible anticipation, les mensonges éhontés, la quasi absence de stocks de masques, et, au bout du compte, l’incapacité à protéger ses soignants.

     

    Source : hospimedia

     

    *agences régionales de santé

    **agents des services hospitaliers

     

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