• 14 FÉV 20
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    La généralisation effrayante des algorithmes, comment ne pas être effrayé par la déshumanisation de l’approche de la vieillesse et de la dépendance ?

    La généralisation effrayante des algorithmes, comment ne pas être effrayé par la déshumanisation de l’approche de la vieillesse et de la dépendance ?

    La mutuelle Eovi Mcd teste des box au domicile de personnes de plus de 60 ans. Le but est d’installer des capteurs dans l’environnement afin de parvenir à la création d’un jumeau numérique.

    Celui-ci est chargé d’anticiper et de calculer les risques en accélérant son vieillissement en fonction des habitudes et des gestes de la personne. Ainsi, tout pourra être adapté autour de la personne âgée.

    Tout cela doit faire l’objet d’études scientifiques avant d’être proposé aux caisse d’assurance maladie.

    Et on espère que ça va traîner en longueur.

    En effet, comment ne pas être effrayé par la déshumanisation de l’approche de la vieillesse et de la dépendance ?

    On aura beau nous dire qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’outils complémentaires pour assurer la sécurité des personnes âgées, rien ne remplace la relation, le dialogue, l’approche globale et l’expérience.

    Encore faut-il former, valoriser, recruter dans un système solidaire sur le papier et dans les médias, mais si peu sur le terrain. Quand on voit comment on traite la dépendance dans notre secteur : là aussi avec un algorithme et il y a des soignants pour signer ça.

    Sur France Inter, un médecin participait à une émission* sur la médecine du futur. Sans renier l’apport de l’intelligence artificielle, il dit : « ce qui est une fin en soit, c’est de soulager les gens, de les guérir, au moins de les soigner. Et dans soigner, il y a prendre soin. Et prendre soin, ça, c’est un être humain. Ce que la machine ne pourra jamais faire, c’est l’empathie. Or, la relation médecin-patient, elle fonctionne sur de l’empathie. Et c’est grâce à l’empathie qu’on arrive nous, médecins, à aller au-delà du traitement et de rentrer dans le soin. Et c’est ce que font maintenant les aides-soignantes, les infirmières etc, qui sont les vrais soignants maintenant ».

    On est bien d’accord. Nous ne sommes pas le seuls à le penser et c’est réconfortant !

    *docteur Loïc Etienne – émission : Grand bien vous fasse du 10 février 2020.

     

    Source : Hospimedia

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