• 07 FÉV 20
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    Situation de crise pour les Aides-soignantes, leurs référentiels de sélection toujours pas publiés alors que le rapport El Khomri préconise de nouveaux critères de sélection, mais aussi de nouvelles compétences et le statut libéral pour les aides-soignantes. 

    Situation de crise pour les Aides-soignantes, leurs référentiels de sélection toujours pas publiés alors que le rapport El Khomri préconise de nouveaux critères de sélection, mais aussi de nouvelles compétences et le statut libéral pour les aides-soignantes. 

    Quand on vous dit que c’est la pagaille à tous les niveaux, en voici encore un signal inquiétant. 

     

    Les référentiels pour la sélection aux formations d’aide-soignant ne sont toujours pas publiés. Ils auraient du l’être depuis décembre et ils ont pourtant fait l’objet de travaux depuis avril. 

     

    Alors que l’arrêté relatif à l’admission en institut devait être examiné par le HCCP* le 4 février dernier, il a purement et simplement disparu de l’ordre du jour…

     

    Et les instituts de formation ont quand même commencé à recruter… Les différentes associations qui les représentent sont très inquiètes et tirent la sonnette d’alarme.

     

    Il est certes question des critères d’admission mais aussi des compétences. Et là, c’est à notre tour d’être préoccupés. 

     

    Non seulement le rapport El Khomri préconise de nouveaux critères de sélection, mais aussi de nouvelles compétences et le statut libéral pour les aides-soignantes. 

     

    Notre rôle propre risque d’être bientôt démantelé, et on va aussi créer une concurrence dans le secteur libéral. 

     

    Que nous restera-t-il :

     

    • quand on sait que les généralistes sont les premiers à avoir accepté que leurs prescriptions soient encadrées ? Et que nous dépendons complètement de leurs prescriptions, y compris sur le rôle propre.

     

    • quand les centres de chimiothérapie anticancéreuses délèguent de moins en moins en ambulatoire ?

     

    • quand il ne faut pas compter sur des actes hyper spécialisés pour avoir une activité correcte ? Il y a pourtant une nette volonté des Pouvoirs publics d’encadrer notre activité vers les personnes dépendantes pour mieux l’identifier et… s’en débarrasser à terme. Nous serons alors littéralement dépouillés.

     

    Avec le BSI et la baisse de la prise en charge de la dépendance qu’il induit, et un algorithme défavorable, nous devons défendre coûte que coûte le rôle propre et le maintien à domicile pour lesquels nous sommes compétents.

     

    Un glissement des compétences et un nouveau statut pour les AS va non seulement représenter une concurrence, mais qu’en sera-t-il de notre responsabilité ? Pour l’instant, elles exercent encore sous notre responsabilité et leur autonomie relative relèverait d’un exercice par délégation du rôle propre, à travers des protocoles. Comment s’organiserait leur statut libéral ? 

     

    Cela va aussi créer un cloisonnement des pratiques. Nous allons en effet être pris en sandwich entre les praticiennes du nursing qu’elles vont devenir, et les IPA qui seront à terme une véritable spécialité.

     

    Le mépris des Pouvoirs publics a l’égard de nos missions sur l’ensemble du territoire est à son paroxysme et nous devons réagir. 

     

    * Haut Conseil des professions paramédicales

     

    Source : hospimedia

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