• 29 JAN 20
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    EN RÉPONSE A CERTAINS ARTICLES PARUS RÉCEMMENT SUR DE PRÉTENDUES AVANCÉES POUR LA PROFESSION LIÉES AU BSI

    EN RÉPONSE A CERTAINS ARTICLES PARUS RÉCEMMENT SUR DE PRÉTENDUES AVANCÉES POUR LA PROFESSION LIÉES AU BSI

    Il y en a qui veulent saborder l’activité de maintien à domicile des Idels parce qu’ils pensent que les soins d’hygiène ne sont pas du rôle des infirmiers. Et ce n’est pas nouveau.

    Ils envisagent l’exercice infirmier de haute technicité et sont prêts depuis longtemps à sacrifier ce qu’on appelle de façon réductrice le « nursing ».

    C’est pour cela qu’ils réfléchissent à tous les moyens pour tracer ce qui se fait et doit se faire au cours des séances de soins infirmiers et maintenant dans les forfaits BSI.

    Tout cela doit être transféré selon eux vers du personnel social sous qualifié ou pas qualifié du tout, avec, bien entendu un reste à charge pour la personne dépendante.

    La science permet de vivre plus longtemps mais cela se paye.

    Dénaturer le rôle propre – en commençant par le glissement des tâches, avec la complicité de « responsables » qui veulent une image lisse de la profession.


    Voilà ce dont il s’agit.


    L’Onsil défend le rôle propre bec et ongles car nous l’avons chevillé au corps. C’est l’essence même de notre profession et nous en sommes fiers.

    Assurer des soins d’hygiène, d’observation, de prévention etc., nous permet de connaître la personne dans son intimité et c’est un privilège. Grâce à cela nous posons des diagnostics infirmiers d’une grande valeur et d’une utilité incontournable et incontestable : affirmons-le sans détour.

    N’en déplaise aux bureaucrates du syndicalisme, nous, professionnels de terrain, voulons toujours occuper une place prépondérante dans la dépendance et la coordination des prises en charge.

    Nous ne laisserons pas cette place à d’autres et nous exigeons pour cela la consultation infirmière en accès direct, hors du cadre de la prescription.

    On nous demande sans cesse de nous justifier mais demande-t-on aux médecins une traçabilité sur leurs consultations ? Doivent-ils saisir des éléments en ligne pour aboutir à un forfait qu’ils devraient facturer ?

    Nous en avons plus qu’assez d’être considérés comme des truands potentiels qu’on traine au pénal, sans cesse suspectés dans notre activité quotidienne. Il faut sortir de cette logique et c’est urgent !


    Nous représentons une économie réelle tant nos tarifs sont honteusement bas et ceux qui ont signé le dernier avenant l’ont fait sans avoir pris la peine de négocier aucune réelle revalorisation tarifaire.

    Et ils se disent fiers de nous annoncer sans complexe et avec arrogance comme s’ils avaient la science infuse, que les nouvelles dispositions sont une « avancée » dont on devrait se réjouir.

    Bref : ça suffit ! Que les partenaires conventionnels l’entendent et l’intègrent.

     

    Infirmier, Mon métier, je l’aime, je le défends, sans compromis.

     

    Jean-Pierre MESTRE

    Onsil Midi-Pyrénées.

     

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