• 07 JUIN 19
    • 0
    CPTS / Assistants médicaux  : d’après  une analyse assez objective  d’un sondage IFOP pour la Mutuelle du médecin, les médecins ne sont pas spécialement pour les CPTS, ni d’ailleurs pour les assistants médicaux !

    CPTS / Assistants médicaux : d’après une analyse assez objective d’un sondage IFOP pour la Mutuelle du médecin, les médecins ne sont pas spécialement pour les CPTS, ni d’ailleurs pour les assistants médicaux !

    D’après  une analyse assez objective  d’un sondage de l’IFOP pour la Mutuelle du médecin sur un échantillon représentatif de 200 médecins généralistes libéraux sur :

    • La connaissance des CPTS ;
    • L’Intérêt pour les assistants médicaux ;
    • Le paiement à l’acte ;
    • La volonté d’adhésion aux hôpitaux de proximités (en y étant salarié) ;
    • La délégation des tâches ;
    • La coercition à l’installation.

    Il en ressort  que :

    Les médecins ne sont pas spécialement pour les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), ni d’ailleurs pour les assistants médicaux.

    Dès lors, nous craignons que les CPTS suivent le même chemin que les MSP, il semblerait que les médecins n’aient toujours pas compris ce que sont ces structures. Qui plus est, un tiers d’entre eux se dit défavorable à changer de mode d’exercice et opter pour une activité salariée.

    Selon le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en août 2018, (« Déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé »), « […] depuis la création des CPTS par la loi en janvier 2016, le soutien public à leur émergence a été  très  modeste. La loi ne prévoit pas de texte d’application, et aucun texte n’a encadré ou soutenu le développement des CPTS, à l’exception d’une instruction peu précise et peu incitative en décembre 2016. Les Agences régionales de santé (ARS), à quelques exceptions près, se sont peu saisies du sujet et n’ont pas organisé de politiques actives de soutien à l’émergence des CPTS. Le soutien financier à l’exercice en CPTS est resté très modeste, que ce soit au niveau national (levier conventionnel) ou régional (fonds d’intervention régional). »

    Allons-nous vers une catastrophe sanitaire ? Notre gouvernement préfère-t-il soigner les symptômes plutôt que de traiter les causes ?

     

    Les fausses bonnes idées prises unilatéralement via des statistiques comptables, à coup de lobbying massif sont en totale inadéquation avec les besoins réels, les compétences possédées et toutes les expérimentations internationales qui ont eu du succès… Elles manquent d’une vision structurée et optimale pour une véritable refonte.

    Depuis 2007, l’Onsil ne cesse de proposer l’accès direct à notre profession.…

    Nous allons dès lors solliciter le Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) afin de pouvoir échanger avec lui sur ce sujet et faire valoir notre capital de compétences sous-exploitées.

    À ce titre, nous pourrons notamment évoquer le rôle que pourraient jouer les IDE, et notamment les IDEL, dans le désengorgement des urgences pour enfin sortir de la crise actuelle.

     

    Leave a reply →