• 26 OCT 17
    • 0

    MÉMO IDELs et URGENCES AU DOMICILE

    Bon nombre d’entre nous sont confrontés un jour ou l’autre à une urgence au domicile d’un patient. Que ce soit la plaie hémorragique, ou l’arrêt cardio-respiratoire, nous devons faire face en attendant les secours, qui pour certains d’entre nous sont parfois long à venir (surtout en raison de la distance).

    Que pouvons-nous faire en attendant ? L’Onsil vous propose quelques solutions, mais bien sûr, vous pouvez en avoir d’autres

    Il faut analyser rapidement la situation, alerter, puis secourir. Je passerai sur l’analyse, car nous sommes tous capables et former à analyser une situation d’urgence. Pour l’alerte, c’est : 15, 18 ou 112.

    Tout d’abord, il faut : Protéger, Alerter, puis Secourir.

    Parfois il faut secourir avant d’alerter, évidement avec les moyens du bord…. Que faisons-nous ? avons-nous un « sac d’urgence » ? Connaissons-nous les volontés de réanimation ou non du patient (sujet délicat sans présence d’un médecin…)

    Que mettre dans ce fameux sac d’urgence que nous pourrions avoir ?

    Une poche de sérum physiologie à 0.9%, et de quoi poser une VVP (tubulure, et KT, de préférence minimum 18G). Pour rappel, nous avons le droit de poser une perfusion à débit lent en cas d’urgence vitale. (En cas d’urgence, l’article R4311-14 du code de la santé publique dispose qu’en l’absence du médecin, l’infirmer « décide des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un médecin » Dans ce cadre, nous pouvons donc perfuser un patient présentant une détresse vitale.).

    L’infirmier(e) est aussi habilité à utiliser un DSA ou DAE si nous en avons un à proximité, évidemment, nous n’avons aucune obligation d’en avoir un au cabinet ou dans notre véhicule contrairement à ce que certaines sociétés ont essayé de nous faire croire (démarchage téléphonique !!). Et bien sûr à pratiquer une RCP.

    Les nouvelles recommandations à ce jour sont : priorisé le massage cardiaque sans ventilation à une fréquence de 100/minute. Si les insufflations ne peuvent pas être effectuées (répulsion, vomissements…) ou si le sauveteur ne se sent pas capable, il doit réaliser uniquement les compressions thoraciques en continu à un rythme de 100 à 120 compressions / min ; en présence de plusieurs sauveteurs, relayer le sauveteur qui réalise les compressions thoraciques toutes les 2 minutes en interrompant le moins possible les compressions thoraciques (en cas d’utilisation d’un DAE, le relai sera réalisé pendant l’analyse).

    Si toute fois vous souhaitez ventiler, c’est 30 massage pour 2 insufflations en commençant par le massage.

    Concernant les plaies, nous pouvons faire un pansement compressif, Si besoin, il faut poser un garrot statique (garrot tourniquet) dans les cas suivants : en cas de victimes multiples, de fractures ouvertes ou toutes situations rendant la compression impossible ou pas efficace.

    Il faut noter l’heure de la pose, ne pas le retirer (retrait au bloc opératoire) et en cas de corps étranger ne pas le retirer (hémostase);

    Remarque : si pas de garrot tourniquet, le faire avec un tissu type jersey (qui est mis sous les plâtres ou autres mais ne doit pas être élastique) et se servir d’un stylo (pour faire le tourniquet).

    Donc qu’avoir dans notre petite mallette d’urgence ?

    • Le nécessaire pour pose de VVP
    • Un BAVU ou un masque pour le bouche à bouche (à usage unique bien sûr !)
    • Un pansement hémostatique
    • De quoi faire un garrot
    • Des bandes
    • Du dakin pour désinfecter
    • Une couverture de survie

     

    Surtout ne pas oublier d’alerter les secours.

    Pour mémoire, une petite mise à jour de nos connaissances régulièrement ne fait pas de mal.

    En termes de responsabilité il est préférable d’avoir des protocoles d’urgence bien rédigé et le 15 peut nous aider par tel (conversation enregistrée), valant prescription (cf. : « article 34 de la loi n° 2004- 810 du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie qui prévoit qu’une ordonnance Prescription médicamenteuse par téléphone (ou télé prescription) dans le cadre de la régulation médicale comportant des prescriptions de soins ou de médicaments peut être formulée par courriel dès lors que son auteur peut être dûment identifié, qu’elle a été établie, transmise et conservée dans des conditions propres à garantir son intégrité et sa confidentialité, et à condition qu’un examen clinique du patient ait été réalisé préalablement, sauf à titre exceptionnel en cas d’urgence. ». (Réf : HAS / Service des bonnes pratiques professionnelles / Février 2009).

    A savoir que les IDEL ont le droit d’avoir une Ampoule d’Adrénaline® (Les pharmaciens peuvent délivrer aux infirmier(ère)s, pour leur usage professionnel, des médicaments relevant de la réglementation des substances vénéneuses et inscrits sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de la Santé (décret n° 2013-1216 du 23 décembre 2013 – art. 2, qui modifie l’article R.5132-6 du code de la Santé publique).
    La liste a été publiée par arrêté du 23 décembre 2013 et concerne à ce jour l’adrénaline injectable.
    Pour rappel :
    La commande à usage professionnel de médicaments destinés à la médecine humaine relevant de la réglementation des substances vénéneuses doit indiquer lisiblement :

    1. Le nom, la qualité, le numéro d’inscription à l’ordre, l’adresse et la signature du praticien, ainsi que la date ;
    2. La dénomination et la quantité du médicament ou du produit ;
    3. La mention : « Usage professionnel ».

    Le prescripteur appose sa signature immédiatement sous la dernière ligne de la prescription ou rend inutilisable l’espace laissé libre entre cette dernière ligne et sa signature par tout moyen approprié.
    En cas de perte ou de vol de leurs ordonnances, les prescripteurs en font la déclaration sans délai aux autorités de police (article R.5132-4 du CSP).
    La prescription ainsi que toute commande à usage professionnel de médicaments ou produits destinés à la médecine humaine, classés comme stupéfiants ou soumis à la réglementation des stupéfiants, est rédigée sur une ordonnance sécurisée (art. R.5132-5 du CSP).)

    Pour les formations, beaucoup d’organisme proposent les soins d’urgence, et il est souhaitable de faire cette formation régulièrement.

    Leave a reply →