• 17 OCT 17
    • 0
    LA COOPÉRATION ENTRE HAD ET SSIAD POURRAIT ÊTRE EFFECTIVE AU DEUXIÈME TRIMESTRE 2018

    LA COOPÉRATION ENTRE HAD ET SSIAD POURRAIT ÊTRE EFFECTIVE AU DEUXIÈME TRIMESTRE 2018

    Aujourd’hui, les deux structures n’ont pas la possibilité de prendre en charge concomitamment un même patient.

    Une convention type est en discussion.

    L’intervention commune HAD-Ssiad nécessite une adaptation réglementaire, un texte doit ainsi être présenté en Conseil d’État.

    Les discussions ne sont pas terminées, mais le principe d’un périmètre restreint de coopération semble s’imposer. L’administration a ainsi listé trois prises en charge qui pourront permettre aux Ssiad de faire appel à l’HAD : les soins de nursing lourds, les soins palliatifs et les pansements complexes. L’organisation imaginée par les directions centrales prévoit que les soins « aides-soignants » seront réalisés par les professionnels du Ssiad et les soins infirmiers dans le cadre de l’HAD. Quant aux autres soins paramédicaux, ils devraient également se retrouver dans le giron de l’hospitalisation à domicile.

    « La DGS veut s’assurer que les deniers de l’Assurance maladie sont bien utilisés et qu’il n’y a pas d’effet d’aubaine pour les uns ou pour les autres. » Élisabeth Hubert, présidente de la Fnehad.

    Les modalités de financement imaginées rejoignent celles mises en œuvre pour l’intervention de l’HAD en Ehpad. Elles comprennent le maintien de la dotation du service de soins infirmiers à domicile et l’application d’une minoration du tarif de l’HAD. Le niveau de cette minoration devra être discuté dans le cadre de la campagne tarifaire 2018 de l’hospitalisation à domicile.

    Quid de la responsabilité ?

    Un point reste par ailleurs en discussion, celui de la responsabilité du Ssiad et de l’HAD dans la prise en charge des patients. « Nous avons insisté, nous sommes des établissements de santé, nous avons des obligations liées à la rémunération, à la certification, poursuit la présidente de la Fnehad. La responsabilité ne se délègue pas, nous voulons que le patient soit sous la responsabilité de l’HAD dans tous les cas« .

    Ce point de vue n’est pas partagé par tous.

    Quand on lit ces quelques lignes, l’on ne peut que s’insurger. Pourquoi l’HAD prendrait en charges des patients des Ssiad, l’HAD ferait alors des soins infirmiers, soins faits à ce jour par des libéraux ?

    Encore une fois, l’HAD veut prendre la place de l’exercice de ville.

     Mme Hubert dit faire intervenir, dans les HAD qu’elle représente, majoritairement des libéraux, alors pourquoi faire intervenir l’HAD dans la pris en charge des personnes qui relèvent du Ssiad ? C’est à n’y rien comprendre.

    De plus, l’HAD n’interviendrait que pour les nursings lourds (qui sont les soins qui sont à l’origine des Ssiad), des soins palliatifs et des pansements lourds et complexes, soins qui obligatoirement sont doublés d’un nursing pour que la personne puisse être prise en charge par un Ssiad.

    Encore une fois, qu’apporterait l’intervention des HAD de plus ?

    La coordination diront certains ? Non, les SSIAD disent la faire et refusent de nous la payer, tout comme l’HAD.

    Les patients lourds et complexes, le fonds de commerce de l’HAD ? Alors pourquoi ne pas les sortir des SSIAD tout simplement …

    Nous sommes pris pour des jambons !

    L’HAD veut simplement investir le domicile qu’elle ne maîtrise pas encore  et cela permet aux Ssiad de ne plus payer les soins infirmiers sur son enveloppe.

    Rentabilité quand tu nous tiens, tout devient ignoble, car bien sur le patient est totalement ignoré dans ces transactions. L’Onsil en appelle à un sursaut de dignité de Madame la Ministre de la santé et de Monsieur le Directeur de la Cnamts : moins de structures, plus de proximité et la santé sera au mieux !

    Leave a reply →