• 03 MAI 13
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    L’Infirmière libérale n°163

    Comment changer au mieux ?

    Hier la loi HSPT, aujourd’hui la loi santé, demain les négociations
    conventionnelles, il va sans dire, quoi qu’on en pense, que c’est du
    changement. Oui il fait peur, et non je ne m’en réjouis pas.

    Parce que ce n’est pas ce changement que je souhaite. Celui-là est
    empreint de mauvaise foi, de petitesse, de mépris…

    Le changement ne peut pas venir du ministère ou de la Cnamts
    mais de vous, de nous. Mais comment ?

    En effet il n’y a que deux voies qui semblent possibles : la révolution ou la lutte civique.

    Pour moi qui ai fait des études scientifiques, une  » révolution « , au sens astronomique du terme, c’est un retour au point de départ. Un certain nombre d’exemples montrent que si les révolutions font bien entendu évoluer les choses, elles peuvent malheureusement
    parfois changer un pouvoir par un autre pouvoir.

    La lutte civique quant à elle s’arme de la discussion et de la loi, en essayant de convaincre l’autre que son choix, ses convictions sont les plus justes, puis en se donnant les moyens de faire traduire ses convictions en textes légaux.

    Oui les choses ont évolué, mais ces changements ne touchent AUCUNEMENT au pouvoir des  » Politiques « . En effet, la discussion et le changement d’opinion s’appuient sur la bonne volonté de l’interlocuteur, et entre nous, je doute de la bonne volonté de nos représentants des tutelles.

    L’exaspération ne peut que monter, ainsi que le choix de lutter CONTRE ce qui nous est injustement imposé !

    Un grand nombre de professionnels appelle à l’aide les collectifs et associations, ou l’Ordre. Ces associations, collectifs, essaient de convaincre le  » Politique  » qu’il a confisqué le pouvoir, qu’il abuse de la violence contre les professionnels et ils arrivent à quelques
    victoires, mais souvent ils ne peuvent atteindre leur but car les autorités qui nous régissent ont mis devant eux un grand nombre de montagnes à gravir avant qu’ils ne deviennent des
    syndicats représentatifs autorisés à négocier et partenaires conventionnels.

    L’Ordre quant à lui a pour mission de traiter de l’éthique de l’exercice libéral et non des relations avec la Cnamts.

    Mais la lutte civique ne s’arrête pas à des appels, la lutte civique est l’investissement ou la confiance dans les syndicats.

    Les syndicats sont les seuls dans notre système politique et de par la loi, à pouvoir représenter la profession, la profession dans son ensemble et sur tout le territoire, pas seulement sur tel ou tel sujet ou dans telle ou telle région. Les syndicats doivent donc être des forces de propositions et présenter des alternatives, des projets et des dossiers qui tiennent la route pour, non seulement défendre, mais aussi promouvoir la profession au service de la santé des patients.

    La gageure étant qu’ils puissent avoir les moyens en termes d’adhésions et donc de cotisations, de le faire. Nous devons donc tous accepter de contribuer à ce soutien moral et financier, pour que NOUS puissions TOUS voir ce que les syndicats proposent véritablement comme alternative.

    Ce n’est pas simple, de se faire connaître. Ce n’est pas simple, quand les gens exaspérés crient  » syndicats tous pourris ! »

    l’Onsil propose aux professionnels d’ÊTRE acteurs de la vie syndicale, et non de la SUBIR, de s’emparer de leur défense et de lui rendre ses lettres de noblesse, de créer le changement.

    L’Onsil, c’est la discussion, c’est la concertation, c’est vous, c’est moi, c’est le changement. Ce n’est pas pour autant que cela va être facile.

    Je vais vous demander de croire en vous, en nous.

    Le changement c’est demain, c’est vous, portés par nous.

    Devenez acteurs, adhérez, agissez !

    La profession est un organisme vivant, doué de conscience.

    Tous mes voeux de réussite pour la nouvelle année.

    Elisabeth Maylié, Présidente.

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