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    NON, LES INFIRMIERES NE SONT PAS DES FRAUDEUSES !

    NON, LES INFIRMIERES NE SONT PAS DES FRAUDEUSES !

    QUAND L’ONSIL TRAVAILLE AVEC SES ADHÉRENTS, CELA DONNE DE BELLES RIPOSTES A DES ATTAQUES HONTEUSES QUI ESSAIENT DE JETER LE DISCRÉDIT SUR LA PROFESSION !

    Monsieur le Directeur de la publication Mr Pierre FANNEAU,

    Infirmière libérale dans le Rhône depuis 1986,je souhaite réagir et demander un droit de réponse dans vos colonnes, conformément à l’article 13 alinéa 1 de la loi de 1881 et à la suite de l’article particulièrement offensant pour ma profession et tous les infirmiers libéraux, paru dans Le Progrès le 20 avril 2017 dans la rubrique « Informations services ».

    Sachez qu’aujourd’hui les infirmières et infirmiers libéraux sont en colère et se sentent insultés lorsqu’ils lisent vos propos.

    L’auteur de cet article ne sait certainement pas que la NGAP ( Nomenclature générale des actes professionnels) document qui liste nos tarifs de facturation, est depuis trop longtemps obsolète, opaque, non adaptée et rétrograde, mais surtout qu’elle impose une gratuité au-delà du 2ème soin!

    MAIS QUI D’AUTRE TRAVAILLE DONC GRATUITEMENT?

    Sait-il que certains soins tels que l’instillation de collyre, la pose de bas de contention (et d’autres) ne sont pas facturables et doivent être assumés par les patients?

    Cette NGAP enferme notre « rôle propre » dans une cotation appelée AIS3 qui est subordonnée à une notion de temps payée au rabais (7,95 euros par demi-heure) et qui interdit toute autre cotation pour n’importe quel autre acte réalisé (sauf les perfusions et les pansements lourds).

    Notre « rôle propre », c’est l’évaluation des besoins du malade, la pose du diagnostic infirmier, l’initiative des soins, leur organisation, leur mise en oeuvre, l’encadrement et le contrôle des aide-soignants et des auxiliaires de vie dont nous pouvons solliciter la collaboration.

    Pour exemple :pour un patient dépendant nécessitant une surveillance de l’état général, des prises de sang, des pansements, des injections d’insuline ou autres administrations de traitement, un soutien psychologique, une surveillance alimentaire, la prévention des escarres, une tenue du dossier de soins, des transmissions aux différents intervenants et des soins d’hygiène, nous ne pourrons coter que ce fameux AIS3 réducteur de 7,95 euros (brut) par demi-heure!

    Et que dire des structures qui fleurissent à un coût de journée exorbitant, pour finalement sous-traiter les soins aux infirmières libérales à des tarifs inférieurs à la NGAP!

    Et que dire de tous les glissements de compétences vers le bas qui menacent la qualité des soins pour les patients !

    Je vous remercie de tenir compte de mes propos et de publier ce droit de réponse très rapidement.

    Véronique BERLANDE infirmIère libérale à Solaize

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