• 10 JUIN 16
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    HAD : On nous ballade …

    HAD : On nous ballade …

    Un simple  » arrêté  » marche sur la profession d’infirmière libérale !

    Le 18 mai dernier, nous vous relations que l’Onsil avait été auditionnée par la MECSS (Mission d’Evaluation et de Contrôle des lois de financement de la Sécurité Sociale (MECSS), en table ronde au sein de l’Assemblée nationale.

    Le but de cette mission était de s’assurer du meilleur rapport coût efficacité des dépenses de la sécurité sociale, et nous étions reçus sur le thème de l’HAD.

    Alors même que Madame la Députée Joëlle Huillier, Rapporteure de cette mission, nous affirmait que ce travail d’évaluation n’était nullement destiné à permettre à l’HAD de multiplier le nombre de jours d’hospitalisation ;

    Alors que l’Onsil rendait un document de travail insistant sur le fait qu’il n’y avait pas besoin de l’HAD car les IDELs pouvaient parfaitement prendre en charge ces besoins et que c’était à la médecine de ville de décider s’il y avait, ou non besoin, d’une HAD et pas à l’ARS ;

    Etait déjà paru un arrêté du 27 avril 2016, au titre complexe :  » portant modification des modalités de prise en charge de dispositifs médicaux de perfusion à domicile et prestations associées visées sur la liste des produits et prestations prévue à l’article L. 165-1 du code de la sécurité sociale  » et qui cachait dans ses annexes, en minuscule et en italique, au détour d’un nouveau  » Formulaire de prescription de perfusion ville ou hôpital « , une petite phrase qui pourrait bien fermer définitivement la porte à la prise en charge des patients lourds et complexes par les infirmières et infirmiers libéraux :

     » Un patient qui nécessite des soins complexes et multidisciplinaires relève exclusivement de l’hospitalisation à domicile (HAD).  »

    Où va s’arrêter le déni de notre profession et de nos compétences ?

    Nous exigeons le retrait pur et simple de cette phrase assassine et interpellons les trois signataires de cet arrêté qui, au regard de la valeur hiérarchique des textes de lois, est un vulgaire texte administratif décidé unilatéralement par une  » autorité « , sans aucune concertation syndicale ni processus législatif démocratique !

    Demandez-nous le nouveau formulaire de prescription par mail, il n’est pas publié au JO.

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