Retraite

 

La cotisation à la CARPIMKO est obligatoire et vous en recevez tous les relevés chaque année. Mais la connaissez-vous ?


La CARPIMKO concerne 5 professions : les infirmières, mais aussi les kinés, les orthophonistes, les pédicures et les orthoptistes.  Ses administrateurs sont des professionnels libéraux que vous élisez tous les 3 ans, le Conseil d’administration comportant 20 personnes élue chacune pour 6 ans, dont 8 infirmiers libéraux. Les infirmiers représentent la profession la plus nombreuse parmi les auxiliaires médicaux. Jusqu’à présent, les élections CARPIMKO étaient les seules élections professionnelles, mais cette année nous aurons en plus les élections aux Unions Régionales des Professions de Santé.

Les différents régimes

Il faut savoir que la Carpimko gère 4 régimes différents:
  • le régime de base
  • le régime complémentaire
  • l’avantage des praticiens conventionnés (ASV)
  • le régime invalidité-décès

Le régime de base est en réalité géré par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales (CNAVPL), qui regroupe 10 caisses différentes. La Carpimko assure pour le compte de la CNAVPL le recouvrement des cotisations et la liquidation des pensions. La CNAVPL regroupe les caisses des vétérinaires, des pharmaciens, des huissiers de justice, des notaires, des médecins, des experts comptables, des chirurgiens dentistes, des agents d’assurance, et celle des architectes et artistes (CIPAV). Ces caisses compensent entre elles leurs déficits et participent aussi à la compensation nationale. A l’heure actuelle, les deux seules caisses bénéficiaires au sein de la CNAVPL sont la Carpimko et la Cipav, parce qu’elles ont plus de cotisants que de retraités.

L’ASV est une retraite complémentaire réservée aux professions médicales et paramédicales, dont les cotisations sont déterminées par les conventions que nos syndicats signent tous les 5 ans avec l’Assurance Maladie. Celle-ci en finance une partie pour compenser le blocage de nos tarifs. La Carpimko ne fait qu’en collecter les fonds et les reverser aux retraités. Cet ASV représente environ  un quart du montant de notre retraite. Depuis 2009 il comporte une part de cotisation forfaitaire et une part variable en fonction de nos chiffres d’affaire.

Le régime complémentaire est géré par la Carpimko, ainsi que le régime invalidité-décès. C’est là essentiellement que le rôle des administrateurs intervient, mais toutes leurs décisions doivent être ensuite validées par le Ministère de la Santé ou par celui du Budget.

Les commissions de la CARPIMKO

Les administrateurs ont un rôle important dans les commissions : la commission de recours amiable et du fond d’action sociale vient en aide aux affiliés en difficulté. La commission des placements décide de ce qu’on fait de l’argent en excédent. La commission des statuts étudie les modifications à apporter aux réglementations en fonction de l’actualité (par exemple le nouveau statut des auto-entrepreneurs, la retraite des conjoints collaborateurs ou encore le cumul emploi-retraite). Trois administrateurs ONSIL siègent dans quatre commissions depuis cette année...

La population des auxiliaires médicaux libéraux vieillit, aussi le Conseil d’Administration de la Carpimko a ajouté cette année un comité des retraités pour qu’ils aient voix au chapitre dans la gestion de notre Caisse.

Une démographie favorable

Peu de Caisses de Retraite à l’heure actuelle peuvent s’ennorgueillir d’être encore bénéficiaires : la plupart ont de moins en moins d’actifs dans leurs rangs pour de plus en plus de retraités. La Carpimko comporte environ 140 000 actifs pour seulement 30 000 retraités. Elle va probablement encore rajeunir ses effectifs, et pourrait accueillir dans les années qui viennent de nouvelles professions, comme les diététiciennes, les ergothérapeutes et les psychomotriciens.

Montant des retraites

Il faudrait tordre le cou à toutes sortes de rumeurs qui courrent sur le montant de la retraite que nous toucherons lorsque nous en demanderons la liquidation : il faut savoir que le calcul de la retraite se fait sur la base d’un forfait, auquel s’ajoute une part de cotisations proportionnelles. De plus, les prestations des différents régimes, de base, complémentaire, et ASV s’ajoutent les unes aux autres.

Bien sûr, chaque cas est particulier, selon qu’on a cotisé toute sa vie dans le régime des libéraux ou aussi dans les régimes de salariés, du privé ou du public. Les calculs ne sont pas tout à fait les mêmes, mais les avantages des uns et des autres tendent à devenir similaires. En fait, ceux qui sont le plus pénalisés, sont plutôt ceux (ou celles) qui ont eu des « trous » dans leur carrière, soit le temps d’élever des enfants, soit pour des années sabbatiques, soit encore parce qu’ils ont commencé à travailler tard ou se sont arrêtés plus tôt. De toutes façons, il vaut mieux compléter sa retraite au cours de sa vie active, soit par l’achat d’un bien immobilier, soit par des placements (assurance-vie, plan d’épargne retraite, défiscalisation loi de Robien ou Madelin...). A chacun de faire les calculs de ses besoins et de ce qu’il peut épargner.

Cumul emploi-retraite

Il est possible de cumuler la pension de régime de base avec les revenus d’une activité libérale, à condition soit que les revenus ne dépassent pas le plafond annuel de la sécurité sociale (soit 34 620 € en 2010) , soit d’avoir droit à une pension à taux plein. Vous pouvez consulter le site de Carpimko pour davantage de détails.

Droits du conjoint

Une pension de reversion est versée sitôt après le décès du professionnel à son conjoint survivant, à condition que celui-ci ait atteint l’âge de 55 ans. Le conjoint survivant divorcé peut bénéficier d’une pension de reversion au prorata des années de mariage.

Conjoint collaborateur

Le conjoint d’un professionnel libéral qui exerce une activité dans le cabinet de celui-ci sans être associé et sans percevoir de rémunération peut se déclarer comme conjoint collaborateur au Centre de Formalités des Entreprises (CFE). Le conjoint collaborateur cotise aux régimes de base et complémentaire ainsi qu’au régime invalidité-décès.

Invalidité décès

En plus du volet « retraite », notre caisse comporte aussi un système de prévoyance, qui, même s’il ne représente pas de gros revenus à ceux qui en ont besoin, assure tout de même un minimum vital en cas d’accident grave de la vie. Il est donc vivement conseillé de prendre une assurance complémentaire privée en plus de celle de la CARPIMKO. En effet, les prestations en cas de maladie ou d’accident, de l’ordre de 45€ par jour, ne sont servies qu’au bout du 91ème jour d’incapacité temporaire et totale. Au-delà du 366ème jour, l’indemnité journalière se transforme en rente invalidité.

En cas de décès du professionnel libéral, un capital est versé à son conjoint survivant non divorcé ou à ses ayants-droits. Voir sur le site de la CARPIMKO pour davantage de détails.

Le fonds d’action sociale

Il permet de venir en aide au professionnel qui se voit contraint de cesser son activité pour raison de santé, ou au retraité qui a besoin ponctuellement d’une aide pour financer des aménagements chez lui, par exemple.

Exonération jeune professionnel

Cette exonération a été supprimée et les cotisations sont dues dès l’affiliation. Un étalement des cotisations du régime de base est possible. Consultez le site de la CARPIMKO.






 
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