Docuthèque
La contamination
introduction
Les maladies nosocomiales polluent le secteur hospitalier.Le retour de plus en plus précoce des patients hospitalisés peut légitimement faire craindre une multiplication des infections à domicile.
Est-ce ce risque qui interpelle les services de la santé ?
information
Les médecins inspecteurs de santé publique visitent le cabinet de l’infirmier libéral.Les rapports sont alarmants. Ils mettent le doigt sur des « dysfonctionnements préoccupants observés concernant les failles dans les procédures permettant d'éviter la contamination des patients par les dispositifs médicaux réutilisables ainsi que les carences dans les mesures de prévention des accidents d'exposition au sang. »
L’ONSIL rappelle ici, quelques mesures de prévention indispensables contre la propagation des agents infectieux dont l’infirmière et infirmier libéraux ainsi que le patient peuvent être victimes :
1-) Les vaccinations.
Elles ne sont pas obligatoires pour les infirmières libérales mais recommandées.
Pour rappel, voici une liste non limitative
- Tétanos.
- Hépatite B
- Hépatite A
- Rubéole
- Grippe
- Virus varicelle zona
2)-Le lavage des mains.
Les mains sont porteuses de micro-organismes Beaucoup d’infections nosocomiales sont manu portées. Le lavage des mains est reconnu depuis plus d’un siècle, comme un moyen efficace contre la transmission des microbes.
> Pour en savoir plus :
Hygiène des mains Guide de bonnes pratiques
http://www.microbes-edu.org
http://www.ccr.jussieu.fr
3)-Le port des gants.
Il est fortement conseillé afin d’éviter toute contamination par les AES.
Il existe des gants stériles ou pas, poudrés ou non et pour celles ou ceux, allergiques au latex, d’autres composants sont disponibles.
Les gants sont jetables.
Les gants sont changés entre chaque soin.
4)-Le matériel pour la réalisation des soins.
C’est un matériel stérile à usage unique.
Il est jeté après chaque usage.
Le remboursement de set de pansements, perfusion, sondage urinaire etc. est pris en charge par l’assurance maladie et la mutuelle du patient (consultation infirmière dans le cadre du rôle propre)
5)-L’élimination des déchets.
L’ONSIL demande que le patient soit reconnu comme créateur de déchets et non l’infirmière libérale.
6)-La formation continue.
Les sujets ne manquent pas sur le cabinet
La gestion, la désinfection, le salariat, l’élimination des déchets, le secret professionnel, etc. ;
Vous avez dit : contamination, c’est un sujet important parmi d’autres importants.
Action ONSIL
1)-Réunion de la NGAP 2000.Dès 2000, L’ONSIL en réunion de commission de Nomenclature Générale des Actes Professionnels infirmiers (NGAP) a chiffré le coût des nouvelle mesures à prendre pour réaliser un acte dont l’innocuité ne peut être remise en question
L’exemple était la réalisation d’une prise de sang.
Au cabinet :
- Lavage des mains, suivi d’une désinfection = coût : pas de financement
- Port des gants non stériles = coût : pas de financement.
- Désinfection de la peau du patient avec un agent bactéricide anti VIH, anti -hépatites= coût : pas de financement
- Élimination des déchets = coût : pas de financement.
- Location ou achat d’un cabinet = coût : pas de financement de l’obligation conventionnelle
- Désinfection des locaux (agent + produits)= coût : pas de financement
- Ouverture d’une ligne téléphonique = coût : pas de financement
- Accueil = coût : pas de financement
- le matériel de la salle de soin = coût : pas de financement
- ouverture d’une ligne téléphonique= coût : pas de financement.
- Lavage des mains, suivi d’une désinfection = coût : pas de financement
- Port des gants non stériles = coût : pas de financement.
- Désinfection de la peau du patient avec un agent bactéricide anti VIH, anti –hépatites = coût : pas de financement
- Élimination des déchets = coût : pas de financement
Or, l’augmentation des coûts engendrés par les mesures de prophylaxie et les difficultés à les financer n’ont pas retenu l’attention des personnes qualifiées de la CNAMTS, de nos confrères représentatifs, des médecins et du Président du Conseil de l’Ordre et la prise de sang est restée cotée : AMI=1,50
2)-les sources des dysfonctionnements.
Les recommandations de bonne pratique et la formation continue sont des moyens utiles et indispensables pour faire évoluer les pratiques.
Elles nécessitent le financement du matériel ; Pour cela, la rémunération de l’acte doit intégrer le coût :
- de l’hygiène,
- de la prévention de la contamination,
- de l’élimination des déchets,
- l’obligation conventionnelle du cabinet…
conclusion.
Encore une fois, les infirmières libérales, dont la compétence ne saurait être remise en question, sont sur la sellette.Pour entretenir un cabinet, les infirmières se regroupent entre elles, ou le partagent avec d’autres professionnels. Il n’en reste pas moins qu’un médecin généraliste dispose d’une consultation rémunérée 20 euros pour entretenir un cabinet, qu’il y exerce plus d’une heure par jour. Rien de comparable avec notre ami à 2, 90 euros, et notre activité qui est majoritairement à domicile.
Alors,
L’hygiène oui,
Le cabinet infirmier oui,
Et oui pour le financement des normes conventionnelles, légales et règlementaires, dans l’intérêt mutuel du patient et de l’infirmière.
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