A l'heure où la signature de l'avenant n° 3 est en ligne de mire, l'Onsil rappelle ses revendications.1 - La démographie infirmière
L'UNCAM compte bien reconduire les termes de l'Avenant n°1, considérant que les mesures de régulation qu'il contient ont eu un effet positif sur la démographie infirmière, et par conséquent sur le montant des dépenses en soins infirmiers.
Pour l'Onsil, il ne sera pas question d'accepter un durcissement des règles d'installation sans contreparties et garanties significatives, qui devront porter sur trois points précis :
- l'assurance que le dispositif de zonage sera suivi et remis à jour de façon régulière,
- l'assurance que la cartographie négociée entre l'assurance maladie et les syndicats ne pourra pas être remise en cause par les ARS (SROS non opposable),
- l'assurance que la totalité de l'offre de soins sera prise en compte par le dispositif de régulation.
L'avenant N°1 avait déjà permis de régulation les SSIAD. Il faudra se pencher sur le cas des HAD. Pour l'Onsil, ce sera une condition sine qua non.
2 - Les nouveaux rôles infirmiers
L'Onsil réaffirme avec force la nécessité d'une avancée vers une consultation infirmière, seul vrai moyen d'évaluer les besoins en soins infirmiers et de faire le bilan de l'action à mener au chevet de nos patients.
Lors des négociations 2007, nous nous étions déjà battus pour que soit inscrite dans la Convention la nécessité d'aller vers plus d'autonomie dans le cadre des compétences fixées par notre rôle propre.
Aujourd'hui, l'UNCAM reconnait que la DSI est obsolète, n'est pas appliquée, et surtout, fait inédit, reconnait que son but était bien de transférer les soins infirmiers en AIS vers le secteur social. C'est ce que l'Onsil a toujours dit.
Il sera donc hors de question pour nous cette fois d'accepter que la DSI, sous la forme que l'on connait, reste encore l'outil de référence du soin infirmier.
L'UNCAM affiche en permanence en toile de fond le déficit chronique de l'assurance maladie. Ceci ne saurait occulter les revendications tarifaires de l'Onsil :
- une augmentation immédiate de l'IFD, afin de répondre au plus vite aux augmentations colossales des prix des carburants,
- une augmentation planifiée et garantie de l'AMI et de l'AIS, appuyée sur un calendrier précis.
Pas question d'accepter un paiement à la capitation dont l'infirmière ne recevrait que les miettes.
L'Onsil demande que le rôle propre de l'infirmière libérale soit enfin reconnu et rémunéré, et que celle-ci soit enfin placée au centre du dispositif de maintien à domicile. il faudra créer le terme d'infirmière-repère afin de formaliser notre compétence en matière d'expertise des besoins du malade de retour d'hospitalisation. C'est à l'infirmière de dire qui fait quoi et comment.
L'infirmière libérale est depuis toujours et doit rester le pivot incontournable de la prise en charge des patients à domicile.