• 24 JUIN 16
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    Expérimentations de télésurveillance des patients insuffisants cardiaques, respiratoires ou rénaux chroniques et des patients diabétiques, le point de vue de l’Onsil.

    Expérimentations de télésurveillance des patients insuffisants cardiaques, respiratoires ou rénaux chroniques et des patients diabétiques, le point de vue de l’Onsil.

    L’e-médecine et l’e-suivi peuvent être utiles si le patient est dans une navette spatiale, au fin fond de la jungle ou aux pôles, mais le  » vrai  » diagnostic se base sur autre chose que des chiffres ou des comptes rendus via télétransmissions !

    Le touché, l’écoute réelle (et non 5/10′), le ressenti, la vraie observation, la connaissance du patient et j’en oublie, ne pourront pas transparaître par écrans interposés. D’autant que les médecins n’auront pas plus de temps à consacrer, qu’ils seront comme habituellement en retard, et alors les IDELs attendront (pour une rémunération minime ET A BAS PRIX ) au dépend de leurs autres patients où elles arriveront aussi avec une heure de retard.

    L’informatique est intéressante quand elle apporte une simplification dans le travail ou un réel progrès dans la prise en charge comme la tenue des dossiers patients avec un logiciel métier, des bilans comptables, etc.

    Mais l’e-santé en général ne remplacera jamais l’examen, l’interrogatoire, la palpation, l’impression ressentie, comme les machines n’ont jamais remplacé le contact contrairement à ce que certains ont cru ou ont pu faire croire.

    Alors l’e-santé à notre service ou à celui de nos patients, pourquoi pas, mais pas d’accord pour que nous soyons les simples techniciens assujettis à toutes ces nouvelles techniques !

    Et si l’on avait une vision très pessimiste des choses, on pourrait même imaginer que tout cela soit géré par un autre pays, au salaire de base beaucoup moins couteux et au dépend des personnes  » soignées » qui sont déjà dans une grande détresse en soins puisque isolées.

    Voilà les solutions que l’on nous propose à la désertification médicales des territoires pour favoriser l’autonomie et la prise en charge à domicile : dispositifs de rappel de tâches, piluliers intelligents, dispositifs de stimulation de la personne, assistance robotique, biocapteurs, et télé-suivi de constantes physiques et biologiques, et j’en passe.

    Tout sera réalisé par des machines et des robots et programmé à l’aide d’algorithmes, fini notre travail de prévention, éducation, suivi etc.

    Ne mettons pas un doigt là où l’on va nous prendre le bras, il sera trop tard pour regretter.

    Vive le progrès, mais la santé n’est pas une entreprise qui doit produire à moindre coût au détriment des des patients et des professionnels.

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