• 05 JUIL 18
    • 0
    COMMUNIQUÉ DE PRESSE : INFIRMIERS LIBÉRAUX ET PATIENTS EN DANGER !

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE : INFIRMIERS LIBÉRAUX ET PATIENTS EN DANGER !

    ENTRE LA SURVEILLANCE DES PATIENTS À DOMICILE PAR LES FACTEURS ET LES MANŒUVRES DU LOBBYING DES PHARMACIENS, QUE RESTERA-T-IL DE NOTRE PROFESSION ?

    Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de la Santé, Monsieur le Directeur général de la Cnamts,

    Le 28 décembre 2017, le Conseil d’État a donné raison au Conseil de l’Ordre des pharmaciens, qui avait intenté un recours à l’automne 2016, contre le refus de la ministre des Affaires sociales et de la santé de publier le décret prévu par la loi HPST (Hôpital Patients Santé Territoire) du 21 juillet 2009 , et plus précisément pour l’application de l’article L. 5125-1-1 A 8° du code de la santé publique créé par l’article 38 de cette loi qui prévoit : « Dans les conditions définies par le présent code, les pharmaciens d’officine : (…) 8° Peuvent proposer des conseils et prestations destinés à favoriser l’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes. / Un décret en Conseil d’État fixe les conditions d’application des 7° et 8° ».

    Le Premier ministre était donc enjoint à prendre ce décret relatif aux nouvelles missions des pharmaciens prévues par la loi HPST avant le 15 juillet !

    A dix jours de cette date butoir, l’Onsil s’inquiète terriblement pour notre profession, entre la surveillance des patients à domicile par les facteurs et les manœuvres du lobbying des pharmaciens, que restera-t-il de notre profession, seule au chevet des patients 24h/24 et 7j/7 ?

    En plus des vaccins, ce sont maintenant les chimiothérapies, la préparation des piluliers, la surveillance de la iatrogénie, les surveillances des glycémies, les chimiothérapies orales, qui leurs sont attribués mettant en péril notre existence. Déshabiller Paul pour habiller Jacques ne sert à rien, nous avons pu le constater avec le flop des vaccins dans les officines !

    Et quand on sait que le HCAMM (Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie) préconise dans son avis du 24 mai 2018, de donner aussi une partie de notre rôle propre aux aides-soignants, on peut se poser la question de savoir à quoi vont servir les infirmiers libéraux, dont vous aurez dispatché le rôle propre aux quatre vents ?

    L’Onsil et les IDELs ne vous disent pas merci… d’autant qu’à part les IPA (infirmières de pratiques avancées) qui ne serviront à rien puisque, chaque fois que l’on crée un corps intermédiaire, on ne solutionne pas le problème mais on n’en rajoute un, rien n’a été fait pour les infirmiers libéraux, et l’on on peut se poser légitiment la question de notre place, de notre survie même dans le système de soins.

    Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre, Monsieur le Directeur général, vous souhaiteriez voir mourir la profession d’infirmier libéral, voire même la profession d’infirmier, que vous ne vous y prendriez pas autrement.

    Pensez-vous que nous sommes juste bons à allumer l’ordinateur du médecin, lui faire son café, et faire le ménage dans son bureau ? Croyez-vous que nous sommes juste bons à peser le bébé lors de la consultation ?

    L’Onsil dit NON !!!! L’Onsil vous demande d’arrêter de nous prendre pour les petites mains, voire les larbins de la Santé en dépeçant notre rôle propre, le temps des cornettes est depuis longtemps révolu.

    Les pharmaciens ont déjà obtenu une hausse de leur astreinte de garde, la facturation pour la « dispensation » ordonnance simple et ordonnance complexe, …, vous ne voulez rien donner aux IDELs, ou si peu, mais vous donnez tout aux pharmaciens.

    Vous n’êtes pas sans savoir que les services d’urgences sont débordés, or en continuant sur cette voie, il est fort à parier que demain les IDELs refuseront toutes prises en charge et en orientent les patients vers les pharmacies en journées, les pharmacies de garde ou les services d’urgences la nuit et les dimanches et fériés, faisant exploser le système de Santé.

    Dans l’attente du message fort que nous vous demandons d’envoyer aux infirmiers libéraux et à leurs patients, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre, Monsieur le Directeur général, en l’expression de notre plus haute considération,

    Élisabeth Maylié, Présidente

     

     

    Copie à :

     

    Monsieur le Premier Ministre Hôtel de Matignon

    57, rue de Varenne

    75700 Paris

     

    Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé

    14, avenue Duquesne

    75350 Paris 07 SP

     

    Monsieur le Directeur général de la Cnamts

    50, avenue du Pr-André-Lemierre

    75986 Paris Cedex 20

    Leave a reply →